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PRESENTATION
dsm palo alto

 

Les 13 et 14 octobre 2012,

à l’Ecole de Médecine de Paris, 

Université Paris-Descartes, 12, rue de l’Ecole de Médecine, Paris 6e

l’IGB organise un colloque pour la présentation de son « diagnostic opératoire » :

 

DSM@PaloAlto.IGB

 Le traitement des troubles mentaux par l’approche systémique et stratégique 

 

De tout temps, l’être humain a essayé de comprendre les causes des troubles mentaux. Notre époque semble privilégier l’hypothèse d’un déséquilibre chimique dans le cerveau et de nombreux chercheurs s’appliquent à y trouver des remèdes, chimiques évidemment… avec les conséquences que ces remèdes impliquent, tant au niveau individuel qu’au niveau social. Selon nous, il s’agit là d’une erreur de niveau logique, une confusion que l’on pourrait assimiler métaphoriquement à la différence entre le hardware et le software d’un ordinateur : un logiciel mal conçu va dysfonctionner même si l’ordinateur est en bon état. Un mauvais film restera un mauvais film même si l’on noircit l’image et qu’on baisse le son du téléviseur pour le subir moins douloureusement. Le monde de l’information n’est pas du même ordre que celui de la matière et il n’obéit pas aux mêmes lois. Et ce que nous savons de la matière n’est pas de la matière… 

 

C’est une alternative à ce mode d’explication « matérielle » que nous proposons dans ce colloque, un modèle qui prend en considération le réseau complexe d’interdépendances qui unit l’homme à son milieu.

 

S’appuyant sur les travaux de Gregory Bateson, l’Ecole de Palo Alto a introduit un autre point de vue sur les troubles mentaux : plutôt que de partir à la recherche de déficiences intrinsèques à l’individu, elle nous propose de nous intéresser à la façon dont il interagit avec son milieu, à ses capacités d’adaptation. Réguler son comportement en fonction des changements du contexte demande de la souplesse. Mais que se passe-t-il si un mode d’adaptation réussi à un certain milieu (familial, par exemple) nous rend inadapté à un autre ? Fantastique « réducteur de complexité », le concept de tentatives de solution, c’est-à-dire la façon dont une personne tente, en vain, de trouver une issue satisfaisante à certaines difficultés surgissant dans son interaction continue avec elle-même, les autres et le monde en général, permet de déterminer avec précision la cible des interventions thérapeutiques : le problème, c’est la solution ! Que cette pseudo - solution soit la conséquence des expériences passées importe peu, il s’agit avant tout d’assouplir des patterns rigides, de soulager des interactions qui génèrent de la souffrance, de débloquer des « solutions » qui sont devenues à leur tour des problèmes…

 

Bien que partageant le pragmatisme des TCC, notre approche s’en distingue néanmoins par ses prémisses différentes, le primat de l’expérience sur le cognitif, l’utilisation des paradoxes, l’importance accordée aux interactions…

 

Comment un individu s’y prend-il pour devenir schizophrène ou bipolaire, phobique, obsessionnel ou déprimé… ? Et comment ses proches – et les spécialistes - s’y prennent-ils pour essayer de lui venir en aide… ? C’est à ces questions que nous souhaitons apporter nos réponses dans ce colloque.

Une somme d’expérience clinique de plus de 50 ans et les nombreux travaux dans le domaine de la communication (hypnose ericksonienne, thérapies familiales, thérapies brèves…) ont permis de mieux comprendre comment se forment et se délient les modes d’interaction rigides tels que les évitements inadaptés, les affrontements contre productifs, les anticipations inappropriées, les contrôles impossibles, les renoncements morbides… dont nos patients sont prisonniers. Grâce aux apports de l’Ecole de Palo Alto et aux travaux novateurs de Giorgio Nardone, l’IGB est aujourd’hui en mesure de systématiser ces connaissances et de proposer une méthode de psychothérapie permettant de comprendre et de traiter, par la communication, les grands troubles répertoriés dans les manuels de diagnostic psychiatriques comme le DSM.

 

Ce colloque est l’occasion de vous faire partager les résultats de nos recherches et de vous permettre de découvrir notre diagnostic opératoire systémique et stratégique, véritable alternative à l’approche médicale des troubles mentaux, une méthode de traitement combinant le souci d’efficacité durable pour la résolution des problèmes et le respect de l’écologie relationnelle des patients. Vous pourrez y voir, grâce à de nombreux exemples concrets et des séances de thérapie filmées, la façon dont le thérapeute pense, ressent et agit face aux patients présentant des troubles mentaux et comportementaux : attaques de panique, phobies, TOC, stress post-traumatique, troubles alimentaires, troubles obsessionnels, paranoïa, doute pathologique, troubles de l’enfance et de l’adolescence, troubles sexuels, troubles de l’humeur (dépression, trouble bipolaire), psychoses présumées…

 

Le colloque sera suivi de 3 journées d’initiation à la pratique du diagnostic opératoire, dont 2 journées cliniques abordant les principaux troubles psychiatriques et une journée d’application aux problèmes rencontrés dans les entreprises et les organisations (voir les détails plus loin).

 

 En plus de l’équipe de l’IGB et des principaux collaborateurs du Centre de thérapie stratégique d’Arezzo, de nombreux invités prestigieux viendront apporter leur contribution et leur soutien à ce projet novateur : François Jullien, philosophe et sinologue de réputation mondiale, auteur d’un grand nombre d’ouvrages dont le fameux Traité de l’efficacité, il est une source d’inspiration pour de nombreux thérapeutes ; Giorgio Nardone, thérapeute à la créativité exceptionnelle, auteur prolifique, Nardone a révolutionné la thérapie brève ; Nora Bateson, fille de Gregory et Lois Bateson, elle a récemment réalisé un film sur les travaux de son père : Une écologie de l’esprit ; Betty Alice Erickson, digne fille de son père, Milton Erickson, dont elle perpétue l’œuvre par son travail de thérapeute et d’enseignante de l’hypnose ; Mony Elkaïm, pionnier et chef de file de la thérapie familiale en Europe, auteur, entre autres, de Si tu m’aimes ne m’aime pas ; Wendel Ray, spécialiste de Don Jackson, le fondateur du MRI qui, le premier, a lancé l’idée d’un « diagnostic interactionnel » ; Karin Schlanger, collaboratrice de Paul Watzlawick, John Weakland et Dick Fisch, elle est la « gardienne du temple » à Palo Alto ; Dezsoe Birkas, psychiatre hongrois, spécialisé dans le traitement stratégique des troubles psychosomatiques…

 

Nous avons conçu le programme de ce colloque de façon à vous communiquer l’enthousiasme qui guide nos recherches et notre travail thérapeutique, et nous espérons que son contenu rencontrera votre intérêt. Nous vous invitons à venir assister à cette « grande première » qui, de notre point de vue, contient le germe d’un nouvel espoir pour de nombreux patients en souffrance…

 

Pour l’équipe de l’IGB,

Jean-Jacques Wittezaele

 

 

 

Affiche DSM Palo Alto