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Programme Module 10

« Mieux se connaître pour mieux intervenir » …
Le « travail-sur-soi » à travers la pratique de l’approche stratégique
(8 journées, 48 heures)


Un module qui comble les attentes de nombreux stagiaires en proposant une formule originale et innovante en matière de « travail-sur-soi » dans une optique interactionnelle et stratégique. 

La pratique de l’approche stratégique exige un grand dépouillement de la part de ses praticiens. Elle demande que l’intervenant puisse saisir et respecter la vision de l’autre dans ses particularités sans y projeter ses propres valeurs.
Ce module vise à permettre aux participants de définir leur posture d’intervenant dans la relation d’aide en découvrant, par l’expérience directe, les biais de leur propre épistémologie. Il n’est pas simple de rester non normatif dans les situations qui nous touchent, de responsabiliser des patients (ou clients) « victimes de la vie », de ne pas prendre parti pour ré-équilibrer une relation rigidement complémentaire (situations de harcèlement, d’emprise, de violence,…), de garder son sang-froid face à des attaques personnelles « blessantes », d’être stratégiquement empathique, de respecter les « vérités » des patients (ou clients) tout en osant proposer une rupture qui nous paraît bénéfique, d’aborder avec les patients (clients, usagers d’un service social) un aspect intime de leur vie privée, de ne pas devenir trop ou trop peu didactique, trop ou trop peu elliptique, d’éviter de se montrer trop insistant, de ne pas être agacé par les résistances, …
C’est à partir à la découverte de vos ressources et de vos limites que ce module vous invite, ceci afin de pouvoir mieux vous utiliser dans le processus interactionnel.

Ce module est essentiel pour qui souhaite devenir psychothérapeute, pratiquer le coaching individuel ou l’accompagnement personnalisé.

 

Objectifs

• Découvrir sa posture d’intervenant dans la relation d’aide – ses ressources et ses limites.
• Mieux gérer les émotions : les nôtres et celles de nos patients et clients.
• Acquérir plus de souplesse dans la relation thérapeutique.
• Mieux « s’utiliser » dans le processus interactionnel.

 

Méthodologie

Le principe de la formation consiste à permettre aux participants de découvrir, par l’expérience directe, les biais de leur propre épistémologie, leurs modes relationnels dominants, leurs rigidités, leurs limites,… pour les transformer en atouts pour l’intervention.
Exclusivement pratiques, les journées feront l’objet d’exercices, de jeux de rôles, de présentations d’extraits de séances filmées (« à poursuivre… ») et de situations proposées par les formateurs et par les stagiaires. 
Les différents exercices seront débriefés de façon à permettre aux participants de faire un retour-sur-soi et de découvrir un positionnement plus écologique dans les entretiens.
Chaque participant recevra une évaluation personnalisée et une ligne stratégique ainsi que des tactiques (des « tâches ») destinées à améliorer ses qualités d’intervenant.
Les participants seront invités à présenter 2 situations qui mettent en évidence leurs ressources et leurs limites (à nous envoyer une semaine avant le début de la formation).

 

Contenu

La formation se décline sur 4 thèmes de 2 journées chacun.

1. Repérer ses limites dans l’intervention

Reconnaître ses faiblesses est la première étape pour les apprivoiser… 
Ces journées vous feront faire le tour des freins personnels au processus de changement : les croyances, les principes, les normes qui limitent la vision du monde. 
L’objectif est de vous aider à découvrir (et corriger) votre façon de réagir dans des situations difficiles à gérer.

On y abordera :

• Rester non normatif dans les situations qui nous touchent personnellement.
• Responsabiliser des patients (ou clients) « victimes de la vie ».
• Ne pas prendre parti pour ré-équilibrer une relation rigidement complémentaire (situations de harcèlement, d’emprise, de violence).
• Respecter les « vérités » des patients (ou clients) tout en osant proposer une rupture qui nous paraît bénéfique.
• Aborder avec les patients (clients, usagers d’un service social) un aspect intime de leur vie privée.
• Composer de manière stratégique avec les « mises à l’épreuve » du client envers l’intervenant : « le travail n’avance pas », « ces tâches ne servent à rien », « ces exercices sont effrayants ». 
• Mettre le cap sur le problème du patient: responsabiliser son client et éviter de formuler un problème à sa place ou de s’engouffrer dans des interprétations personnelles, 
• Découvrir ses propres failles dans lesquelles peut s’engouffrer la résistance au changement du client : éviter de s’entêter dans une explication, ou sur ses propres principes. 
• Savoir patienter et ne pas problématiser trop vite. 
• Utiliser les contradictions exprimées par son client. 
• Ne pas imposer sa vision du monde ou se laisser enfermer dans celle de son client.


2. Gérer les situations émotionnelles délicates

L’intervention en thérapie ou en coaching individuel nécessite la capacité à gérer les débordements émotionnels de nos clients mais également à composer avec nos propres émotions générées par la relation d’aide. 
Partant des sensations de base (peur, colère, plaisir, douleur), ces journées vous amèneront à vous confronter aux diverses émotions vécues par l’intervenant durant les séances, notamment : la peur du suicide ou du jugement, la colère générée par la frustration liée à la résistance ou à la mauvaise foi, le rire lié à la maladresse ou à des récits cocasses, la souffrance face à des situations dramatiques… mais aussi : la honte et la culpabilité face à l’échec présumé ou avéré de l’intervention.

Seront aussi abordés les thèmes suivants :

• Comment se positionner face à des attaques personnelles « blessantes ». 
• Etre stratégiquement empathique.
• Gérer l’agacement que l’on peut ressentir face à un patient « résistant ». 
• Se laisser envahir par ses émotions ou au contraire devenir insensible à l’émotion débordante de son client : trop ou trop peu d’empathie. 
• Perdre ses moyens ou devenir agressif (entrer en symétrie) face à un patient « récalcitrant ». 
• Gérer les attitudes et comportements irrationnels d’un patient : pleurs, colère, agressivité…
• Reconnaître les émotions avec lesquelles nous avons du mal à composer. 
• Gérer l’échec, avoir du mal à accepter la rupture thérapeutique, 
• Rester inhibé face à des clients qui nous impressionnent par leur position sociale ou leur expertise, ou par une attitude violente ou l’expression d’une menace inquiétante.
• Gérer les passages à l’acte violents à l’égard de soi ou des autres.

 

3. Adapter son mode relationnel

Même si l’exemple vient des grands maîtres (dont il est bon de s’inspirer), chaque intervenant doit surtout apprendre à devenir congruent, c’est-à-dire qu’il doit découvrir son « style », le calibrage, le positionnement qui lui correspond le mieux. Ces 2 jours vous permettront de découvrir votre mode relationnel dominant et d’apprendre à en tirer parti. L’intervenant doit permettre au patient d’évoluer vers sa solution. Pour ce faire, il doit veiller à :

• Ne pas devenir trop ou trop peu didactique, trop ou trop peu elliptique.
• Eviter de se montrer trop insistant. 
• Maintenir une conduite non-normative et apaiser sa propre réactivité émotionnelle en séance : garder une vision globale de la situation exposée. 
• Distinguer ses propres problèmes de ceux exposés par son client: éviter les mécanismes de projection ou l’expression de conseils personnels. 
• Trop vouloir le changement, aller trop vite. 
• Ne pas trop craindre d’ennuyer le patient et éviter de censurer des questions émergentes qui restent alors sans réponses. 
• Se mettre à douter quand il serait nécessaire de trancher.

 

4. Transformer ses limites en ressources

Les 2 dernières journées seront consacrées à l’intégration des différentes expériences vécues par les participants durant les journées précédentes. Une attention particulière sera portée sur la construction d’une vision du monde plus en adéquation avec l’expérience, d’une conscience réflexive plus en accord avec la connaissance processive. 
L’attention portée sur les lacunes ou les défauts est bien souvent paralysante et génératrice de prophéties auto-réalisantes qui les amplifient. Pour éviter cet écueil et permettre un réel « retour sur soi » constructif, c’est vers la mise en œuvre de stratégies correctrices que vont s’orienter ces 2 dernières journées.
S’appuyant sur les situations rapportées par les participants, ceux-ci seront invités à élaborer un « message personnel » stratégique qui les guidera vers une pratique plus riche, plus sereine et plus personnelle - donc plus efficace. 
Nous souhaitons que ce programme de formation ne contribue pas seulement à faire des participants de meilleurs thérapeutes ou de meilleurs coachs, mais également qu’il puisse contribuer à faire de chacun une personne plus responsable, plus en phase avec ses besoins et plus respectueuse de ceux de ses patients et clients.

 

Lieux de formation

Formation organisée à Paris, Liège, Lausanne et Propriano (Corse).

 

Horaire type d'une journée

9h30 -12h45 (dont 1/4h de pause dans la matinée)

13h45 -17h (dont 1/4h de pause au cours de l’après-midi)

 

Pré-requis

Avoir suivi la formation de base (Modules 1, 2, 3 et Obs.)