Article co-écrit par Guillaume Delannoy, Vania Torres-Lacaze et Annick Toussaint et publié en décembre 2019 dans le n° 243 de la revue Santé Mentale.

A partir d’une lecture interactionnelle des processus impliquant une personne considérée comme « paranoïaque » par ses proches ou par les professionnels de santé mentale,  nous proposons, à travers plusieurs exemples cliniques, différentes façons de sortir des pièges communicationnels et relationnels susceptibles d’émerger dans ces contextes de méfiance et de suspicion « excessives ».

Dans la tradition des travaux de l’« École de Palo Alto » qui, depuis la fin des années 50, proposent une approche interactionnelle et constructiviste des problématiques de santé mentale, tant d’un point de vue étiologique que thérapeutique, cet article ouvre quelques pistes de réflexion et d’action aux professionnels de la relation d’aide et, plus largement, à toutes les personnes qui sont amenées à vivre ou à travailler avec d’autres personnes qu’elles considèrent comme « paranoïaques ».

Nous utilisons les guillemets pour souligner le fait que la catégorie « paranoïa » est pour nous une « réalité de deuxième ordre », à savoir une façon, parmi d’autres, d’interpréter un certain nombre de comportements observables pour leur donner du sens. La « paranoïa » en tant que telle n’est pas directement observable par nos sens, on ne peut pas la voir, la toucher, l’entendre. Le fait d’interpréter les comportements d’une personne particulièrement méfiante et suspicieuse en termes de maladie mentale n’est pas la seule façon de donner du sens à ses actes. On peut, comme nous allons le faire dans les lignes qui suivent, les interpréter à partir d’un cadre de référence interactionnel et choisir plutôt de s’intéresser aux processus et à la communication qu’à l’hypothèse de la « réalité objective » de la « paranoïa »…

Lire la suite de l’article sur le site de la revue Santé Mentale (5 €).

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